Foire Aux Questions

QUESTIONS

MiseS à jour le 24 Mars 2021

Le Projet

 

Qui sont les porteurs de projet ? D’autres investisseurs sont-ils attendus ? 

La Société GEOPULSE est détenue à 50% par Storengy (filiale d’ENGIE) et 50% par TLS Geothermics.  

L’entrée dans le projet d’un troisième investisseur est une possibilité, pas une obligation.  

Les autorisations délivrées à GEOPULSE dans le cadre du code minier s’appuient sur les capacités techniques et financières de Storengy et l’entrée éventuelle d’un troisième partenaire ne remettrait aucunement en cause les capacités techniques et financières de GEOPULSE. 

 

Quelle est la solvabilité de la société GEOPULSE ? 

 

La société GEOPULSE a été créée dans le cadre de ce projet de géothermie. La société sera progressivement capitalisée au fur et à mesure des investissements.  

Storengy est actionnaire à 50% de la société et reste l’actionnaire de référence. Le capital social de Storengy est de 2,7 milliards d’euros. 

Pourquoi utiliser la géothermie ? 

La géothermie est une opportunité pour un territoire.  

Avec un impact paysager faible, peu d’espace consommé, la géothermie profonde offre une disponibilité importante permettant la production énergétique quasiment toute l’année.  

La géothermie est une énergie renouvelable très avantageuse par rapport aux autres énergies. Cette ressource naturelle est locale, produite par le sous-sol. L’eau chaude refroidie est réinjectée dans le même horizon géologique afin de garantir sa pérennité dans la durée. En soi, la géothermie a un impact environnemental très faible. Les impacts éventuels proviennent, le cas échéant, du choix du site plus que de la technologie.

Quels seront les bénéfices économiques pour le territoire ? 

Une production d’électricité renouvelable non intermittente et locale - fiabilisation du réseau électrique sur le territoire. ​ 

Une production de chaleur renouvelable valorisable localement pour répondre à des besoins locaux (séchage de foin, par exemple). 

Des emplois directs : 50 emplois en moyenne en phase travaux et 5 en phase d’exploitation sur 30 ans​ ou plus. 

Consultation des entreprises locales compétentes pour les travaux et la phase d’exploitation. 

L’utilisation des capacités d’hôtellerie et de restauration​. 

Une activité économique locale qui créera de la valeur ajoutée économique et induira de la fiscalité territoriale : taxe foncière, CFE, CVAE. 

 

De quoi sera constituée la centrale géothermique ?

La boucle géothermale comprenant un puits producteur, un puits injecteur et deux canalisations qui relient les deux puits à la centrale ; c’est l’objet de la demande administrative au titre du code minier. 

Une centrale de production d’énergie qui récupère les calories de la boucle géothermale et les transforme en électricité via une turbine et un alternateur. La chaleur résiduelle peut être réutilisée dans une certaine mesure pour optimiser l’efficacité énergétique ; ces équipements feront l’objet de demande d’autorisation propres 

Par ailleurs, la centrale sera raccordée par le gestionnaire de réseau au poste de Saint-Pierre-Roche (à proximité du lieu-dit Massages) par un câble 20kV enterré. Ces travaux sont réalisés par ENEDIS. Les demandes d’autorisation liées à ce raccordement sont gérées par ENEDIS. 

En quoi le projet est-il innovant ?

 

Le caractère innovant du projet réside dans le type de système géothermique visé, des failles perméables du socle cristallin du Massif Central, et dans la méthode d’exploration, essentiellement basée sur des méthodes passives (enregistrement des signaux naturels).  

Le forage n’est pas innovant ; des nombreuses opérations de forage similaires sont réalisées chaque année dans le monde à toute profondeur et dans tout type de roche.  

Fort de son expérience dans la gestion du sous-sol et de sites de stockage, Storengy a foré et opère des centaines de puits en France et en Europe. 

 

Est-ce que ce projet servira pour la production de lithium ?

 

Le projet GEOPULSE est un projet de géothermie qui vise à produire de l’électricité et à valoriser la chaleur résiduelle à partir de l’énergie contenue naturellement dans le sous-sol. 

Notre réponse est très claire : le projet présenté ne vise pas la production de lithium. 

Est-ce qu’une demande de permis de substances connexes (entre autres lithium) a été réalisée ?

 

L’objectif du projet GEOPULSE est la production d’électricité et de chaleur. 

La possibilité d’inclure dans ce projet l’extraction potentielle du lithium des eaux géothermales a été envisagée au moment de la rédaction du dossier de demande d’ouverture de travaux miniers en 2019.   

Au regard du caractère très prospectif de la technique d’extraction (aucune méthode mature existante à ce jour), l’option n’a pas été retenue et aucun permis n’a été déposé.  

La mention dans la pièce 4 du DAOT, faisant référence à un dépôt de permis de recherche de substances connexes en 2020, est erronée.  

Existe-t-il un lien entre le projet et l’exploitation des gaz de schiste ? 

 

Aucun. L’exploration de gaz de schiste est interdite par la loi en France. De plus, ce n’est pas notre métier.  

Les autorisations de forage et le permis concernant GEOPULSE sont octroyés dans l’objectif de recherche de gites géothermiques exclusivement. 

 

Forage

Quel est le nombre de forages prévus ?

Le projet de base est une centrale géothermique qui vise la production d’électricité et la valorisation de la chaleur en utilisant 2 puits. Une option pour 2 puits supplémentaires (soit 4 au total) est considérée en fonction des résultats des 1ers puits. C’est ce cas maximum qui est considéré dans le dossier de demande d’autorisation. 

Quelle est la durée d'un forage ?

Un forage dure 4 mois. 

Quelles sont les techniques utilisées pour forer les puits ?

Les techniques utilisées sont des techniques classiques utilisées dans la plupart des forages de puits depuis des décennies.  

Le forage se fait à l’aide d’un trépan (ou outil de forage), assemblé à l’extrémité de tiges de forage, sur lequel on applique une force procurée par un poids, tout en l'entraînant en rotation depuis la surface ou grâce à des moteurs de fonds hydrauliques. Un fluide de forage est injecté en continu dans les tiges de forage creuses et jusqu’au trépan de manière à emporter les débris hors du trou grâce au courant ascensionnel du fluide vers la surface.  

Le fluide de forage circule en circuit fermé entre le puits et les bassins de surface et est injecté par des pompes à haute pression. Il assure la remontée des déblais produits par l'action des dents de l'outil, contribue au soutien des parois du puits et maintient en place par pression hydrostatique les fluides présents dans les terrains perméables. 

Le puits est foré par phases de diamètres décroissants et concentriques.  

 

LIEN VERS LA VIDEO SUR LE FORAGE

 

L’exploitation de la centrale géothermique

 

Quelle est la durée maximale d’exploitation d’une centrale géothermique ?

Au titre du code minier, le permis d’exploitation (la concession) peut être demandé pour une durée maximale de 50 ans.  

Il peut ensuite être prolongé par périodes ; un dossier de demande de prolongation doit être constitué. Les périodes dépendent de la réglementation en vigueur, et l’administration, au moment de ces prolongations, tient compte de la période d’exploitation passée. 

La durée de vie de l’infrastructure est-elle limitée à 30 ans ?

La durée de vie de 30 ans mentionnée dans le dossier correspond à l’échelle de temps sur laquelle est basée la modélisation économique du projet. Elle ne correspond pas à la durée de vie des infrastructures qui est beaucoup plus longue moyennant travaux de maintenance. 

Quels dispositifs de contrôle et de surveillance des puits seront mis en place ?

La surveillance et le plan de maintenance des puits du projet GEOPULSE seront prescrits par l’arrêté préfectoral qui sera délivré en fin de forage, suite à l’instruction du dossier Permis d’exploitation (concession). 

Le contrôle du fonctionnement du doublet est effectué par la réalisation de : 

  • Mesures périodiques de débit, température, pression ; 

  • Analyses de qualité des eaux ; 

  • Calculs de l’énergie thermique transmise au réseau. 

Le contrôle des équipements de production de la boucle géothermale sera réalisé et fera l’objet d’un rapport qui comprendra : 

  • Un bilan thermique des échangeurs et des pompes à chaleur ; 

  • Un bilan sur les consommations électriques, les puissances et rendements des pompes ; 

  • Un contrôle de l’état des dispositifs de sécurité de mesure et des vannes ; 

  • Un bilan de l’injectivité et de la productivité des puits ;  

  • Un bilan de l’état de la remontée de la pompe d’exhaure. 

Ces données seront transmises annuellement à la DREAL. 

Comment le fluide géothermal sera-t-il transporté et stocké ?

Pour les essais à réaliser pendant la phase de forage et tests, le fluide est stocké temporairement dans des bassins puis finalement réinjecté dans les puits. 

Pendant la phase d’exploitation, le fluide géothermal est pompé jusqu’à la surface via l’un des puits (le « producteur ») où les calories sont extraites grâce à un échangeur de chaleur. Le fluide est réinjecté par le 2nd puits (« l’injecteur »). Le circuit en surface est fermé et étanche. 

Que devient l’eau une fois pompée et remontée à la surface pendant l’exploitation ?

L’eau est exploitée en circuit fermé et étanche. Elle est pompée et réinjectée dans le sol une fois ses calories prélevées et transformées en énergie via l’échangeur thermique de surface.  

Que se passe-t-il à l’issue de la durée d’exploitation ?

 

A l’issue de la durée d’exploitation, si les puits ne sont plus utilisés, ils sont neutralisés et fermés. L’opération est en général réalisée par injection de ciment dans le puits, afin de pouvoir reconstituer les barrières naturelles. 

Cette opération fait l’objet d’une demande de fermeture instruite par les services de l’Etat et le préfet.

 

L'environnement et la biodiversité

Comment la faune et la flore ont-elles été prises en compte dans l’intégralité du projet ?

La localisation du projet a été notamment déterminée de manière à éviter les zones environnementalement sensibles : zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) et Natura 2000 notamment.
Par la suite, un bureau d’études environnementales a été missionné et a conduit des études de terrain en 2019 afin de cerner les enjeux du site. Des adaptations du projet ont été déterminées. 

Le projet prévoit des mesures d’évitement (préservation des haies et arbres, éloignement de la Miouze,…), de réduction (adaptation du calendrier des travaux pour tenir compte des périodes de reproduction, concentration de l’éclairage vers le chantier la nuit, …) et de compensation des impacts sur la biodiversité.

Quel est l’impact sur la biodiversité et les espèces protégées ?

Un bureau d’étude a été missionné pour réaliser des relevés faune/flore en 2019. Les impacts sont estimés faibles à modérés après intégration des mesures d’évitement, réduction, compensation (ERC).

  • Pas de destruction directe d’espèces : arbres et haies préservés.

  • Les impacts sur les habitats, flore, amphibiens et reptiles sont faibles.

  • L’impact sur les chiroptères nécessite de limiter la pollution lumineuse.

  • Les impacts les plus significatifs concernent les oiseaux et le dérangement potentiel du Milan Royal et de la Pie Grièche-Grise. Des mesures de compensation ont été discutées avec la Ligue pour le Protection des Oiseaux (LPO) et seront mises en place : mesures de gestion écologique et agro-environnementale notamment - mesures soumises à l'avis du Conseil National de la Protection de la Nature.

Où seront acheminées les boues pendant le forage ? Sont-elles toxiques ?

Les boues ne sont pas toxiques.

Les boues utilisées pour le forage seront exemptes de tout produit polluant : il s’agit d’un mélange d’eau douce et de bentonite (argile). Les boues de forage seront recueillies dans un bac tampon. Elles seront ensuite pompées par camion-citerne sous vide, puis acheminées vers un centre de traitement agréé par la réglementation.

Quels sont les risques de pollutions radioactives pendant toute la durée de vie de l’exploitation ?

Certains minéraux présents dans l’eau peuvent présenter une radioactivité naturelle. Le contenu dépend de la nature géologique des terrains traversés, du temps de contact avec les roches, de la température et de la solubilité des éléments rencontrés.  

Toutefois, la radioactivité des fluides géothermaux reste très faible. 

Conformément à la règlementation, des mesures de la radioactivité des fluides de forage pendant les phases de forage dans les granites seront réalisées pour la protection des travailleurs.

Quels moyens de vérification sont engagés pour lutter contre la prolifération de l’Ambroisie, plante hautement allergisante ?

L’arrêté préfectoral 19-01047 du 5 juin 2019 relatif à la lutte contre les espèces d’Ambroisie dans le département du Puy-de-Dôme vise à réglementer la lutte contre trois espèces d’ambroisie, et de façon prioritaire contre l’Ambroise à feuille d’armoise qui infeste fortement les parties nord et est du département.  

L’article 3 de cet arrêté impose notamment aux propriétaires, locataires, exploitants, gestionnaires de terrains bâtis ou non, occupants ou ayant droit à quelque titre que ce soit : 

  • D’être en mesure d’identifier les Ambroisies afin de pouvoir constater leur présence et mener les actions de prévention et de lutte mentionnée dans l’arrêté 

  • De signaler la présence d’Ambroisie via la plateforme de signalement dédiée afin d’être tenu informé si nécessaire des mesures de lutte à mettre en œuvre, 

  • De mettre en place toute action de prévention, dans le but d’éviter leur apparition, 

  • De détruire les plants développés et de mener toute action de lutte pour prévenir leur reproduction et leur implantation, 

  • D’éviter toute dispersion des graines d’ambroisies par transport, ruissellement, engins, lots de graines…  

 

Le suivi écologique proposé dans l’étude d’impact intégrera un volet « espèces exotiques », et notamment Ambroisie, avec des prospections ciblées pour identifier une éventuelle contamination et un accompagnement technique pour mettre en place des mesures adaptées. 

  • La phase sensible est la phase chantier ; 

  • Pas d’identification de station d’espèces exotiques envahissantes sur le site du projet ; 

  • Pas nécessité d’apports de matériaux extérieurs (notamment terre végétale) ; 

  • Information des entreprises intervenant sur le site ; 

  • Nettoyage des engins de chantier, notamment à chenilles ; 

En cas d’apparition d’une espèce exotique envahissante suite aux travaux, un protocole d’intervention adapté sera rapidement engagé pour éviter toute propagation. 

 

L'impact des forages

Comment a été évalué l’impact acoustique des travaux de forage ?

Un bureau d’études acoustiques, AIROPTA, a été missionné pour évaluer les impacts liés aux bruits générés par le chantier de forage par rapport au bruit environnant.

Lors de l’étude acoustique de l’état initial, le projet cible en effet plusieurs points potentiellement intéressants et pertinents pour effectuer des mesures de bruit. 4 points de contrôle des émissions ont été identifiés par le projet. Ils correspondent aux habitations les plus proches : Monteillet (ZER1), Prades (ZER2), Miouze (ZER3) et La Vendeix (ZER4). 


Cette première approche a ensuite été affinée sur le terrain par l’acousticien qui détermine précisément les points retenus (et peut en écarter certains) en tenant compte de différents critères dont la situation du projet et son milieu, l’implantation projetée des installations, les habitations les plus proches et leur distance d’éloignement, l’altimétrie, etc.


Sur cette base, les experts ont ainsi déterminé que la ZER1, la plus éloignée, ne nécessitait pas d’être prise en compte. Ce point n’a donc pas été mesuré et seules les ZER2, ZER3 et ZER4 ont été conservées par le bureau d’étude.


Des modélisations ont été réalisées et des préconisations pour réduire le bruit ont été proposées et seront mises en œuvre afin de respecter les seuils réglementaires. 


Quel sera le trafic routier pendant la phase de forage ?

Le trafic lié à la livraison de la machine de forage sera de 5 à 10 camions/jour sur 10 jours. 
Pendant le forage, opération en fonctionnement jour et nuit, il y aura 3 à 4 camions/jour en moyenne.

Est-ce que le forage génère des vibrations qui peuvent entraîner des troubles auditifs ou du sommeil ?

Les vibrations éventuelles restent contenues au niveau de la plateforme de forage. Le forage s’effectue par rotation d’un outil. La population ne ressentira aucune vibration liée au forage.
Concernant le bruit du chantier, un bureau d’études a été missionné pour déterminer les niveaux sonores et dispositifs nécessaires pour respecter les niveaux réglementaires. Ces niveaux réglementaires sont déterminés de manière à ne pas causer d’impact sur la population.

Quels seront les impacts visuels pendant la phase de forage ?

La période de forage est limitée dans le temps (4 mois par forage en période hivernale). 

 

Le plus gros impact visuel sera la machine de forage d’une hauteur de 45 mètres environ, visible d’assez loin, pendant la construction des forages. L’impact visuel correspond à celui que l’on peut retrouver dans tout projet de construction : barrières, bungalow provisoire, etc. 

Après le forage, l’impact est très faible​. Seuls des équipements de moins d’un mètre de hauteur subsistent lorsque la machine de forage quitte le site. 

Est-ce que le tourisme pourrait être impacté pendant la phase de forage ?

La phase de forage pour un puits se déroule entre octobre et mars.  

Environ 50 travailleurs doivent être hébergés pendant toute cette période. Pour les gîtes touristiques intéressés, un référencement peut être organisé de manière à ce que ces travailleurs soient préférentiellement hébergés dans ces gites. Cela assure donc un taux de remplissage important en période hivernale. Les saisons printanière et estivale ne sont pas impactées par la phase de forage. 

 

A plus long terme, les impacts visuels ou sonores ne sont pas de nature à impacter le tourisme local.

 

La ressource « eau »

 

Quels sont les risques de pollution des rivières Miouze, Sioule et de leurs affluents ?

Le risque de pollution est faible.


Seules les eaux pluviales sont rejetées vers le milieu naturel. Cet unique point de rejet vers la Miouze est situé en aval d’un bassin d’orage dimensionné pour permettre de décanter les eaux. Ce bassin permettra de réguler les eaux pluviales avec un faible débit de rejet. Il sera conservé pour toutes les phases du projet. Une vanne de fermeture en sortie du bassin constituera une sécurité supplémentaire pour éviter tout risque de contamination des eaux en sortie de site.

 

L’activité de forage et les essais de pompage n’entraîneront aucun rejet de fluide géothermal vers le milieu naturel. De plus, le cycle de fabrication des boues et récupération des déblais se fera en cycle fermé.

La vérification de la compatibilité des rejets du site avec la qualité des eaux de la Miouze a été étudiée dans l’étude d’impact.

Afin de s’assurer de la préservation de la qualité de la Miouze, une surveillance de la qualité du rejet, mais également de la qualité du cours d’eau sera mise en place. Ces analyses seront également à disposition des autorités compétentes.


Quel est l’impact des prélèvements effectués dans la ou les rivières pendant les phases de forage ?

L’impact est très faible. 

Les opérations de forage nécessitent de l’eau (fabrication de la boue de forage, test de puits). La capacité totale nécessaire est de 10000 m3 qui seront stockés dans deux bassins étanches sur le site. Le remplissage de ces bassins se fera par pompage dans la Miouze au moyen d’une crépine immergée. 

Les conditions de prélèvement dans la Miouze sont définies avec les services de l’Etat dans l’objectif de limiter au maximum l’impact sur le cours d’eau. Le débit pompé sera réduit au maximum afin de ne pas modifier le régime hydrologique du cours d’eau en aval. Ce prélèvement temporaire durera environ 13 jours (pour un débit de 9 l/s qui représente 2% du débit minimal de la Miouze en amont du site). 

Quels sont les risques de contamination des eaux de consommation ?

Aucun aquifère utilisé pour l’eau potable n’est identifié sur la zone : il n’y a donc pas de risque de pollution ou contamination des nappes phréatiques. Ce point a été confirmé par l’avis d’un hydrogéologue indépendant missionné par l’ARS (Agence Régionale de Santé).

En outre, techniquement, un puits se compose de succession de tubes en acier cimentés qui constituent plusieurs barrières étanches avec le milieu extérieur. L’étanchéité de ces tubes est contrôlée en faisant des tests en pression des tubages et par des mesures de contrôle de la qualité de la cimentation. De plus les tubages utilisés seront assemblés avec contrôle graphique de la qualité de vissage.

LIEN VERS LA VIDEO SUR LA RESSOURCE EN EAU

 

La sismicité induite

Quels sont les risques de sismicité induite pendant le forage, les essais et la phase d’exploitation ?

Selon la réglementation française, le risque sismique dans le Puy-de-Dôme est classé «faible» à «modéré» et plus spécifiquement «faible» (zone 2) sur le territoire de Saint-Pierre-Roche.

Quelques définitions :
Sismicité induite : activité sismique déclenchée par une activité humaine.
Microsismicité : tout type d’activité sismique de très faible magnitude, non ressentie par la population (dépendant des spécificités locales et généralement inférieure à 2).

 

La sismicité induite peut apparaître lorsque la pression dans la roche et donc dans le puits augmente. Cette pression dépend du débit de pompage ou d’injection dans le puits mais aussi de la capacité de la roche à laisser circuler les fluides, aussi appelée perméabilité. Dans le contexte géologique visé par le projet Geopulse, la perméabilité attendue est élevée et pourra donc favoriser la circulation des fluides sans augmentation de pression dans la roche.


Pendant le forage, la seule circulation de fluide est celle de la boue dans le puits en cours de forage. Cette circulation se fait en circuit fermé dans le puits et son débit est contrôlé en continu. Le risque de sismicité induite est faible.


Lors des phases de test (environ 15 jours par forage), de l’eau est injectée dans la roche pour en estimer sa perméabilité. Les débits d’injection ou de pompage ainsi que la pression dans le puits sont alors contrôlés en continu. Le risque de sismicité induite est modéré. Des événements de microsismicité induite peuvent survenir mais ne seront pas ressentis par la population.

 

Lors de la phase d’exploitation, la circulation de fluide entre les puits est stable, tout comme la pression dans la roche. Le risque de sismicité induite est faible.


Pour maîtriser le risque sismique lié au projet, plusieurs actions sont prévues : 

•    Une étude de risque va être menée par l’INERIS, un organisme public indépendant. Elle s’appliquera à analyser le lien entre la magnitude d’un séisme, le ressenti en surface et les spécificités géologiques locales. L’objectif de l’étude est de définir des seuils de magnitude de vigilance ou d’alerte pour ne pas atteindre des séismes ressentis.
•    Un réseau de sismomètres sera installé avant le forage pour réaliser une surveillance continue et permanente de la sismicité locale avant, pendant et après les travaux. Ce dispositif est établi en coordination avec la DREAL et le Réseau National de Surveillance Sismique (RéNaSS), dans lequel sera intégrée une des stations de mesure. Une entreprise indépendante sera chargée du traitement en temps réel des données mesurées par le réseau.

Y’a-t-il un risque de séisme de magnitude supérieure à 2 ?

Selon la réglementation française, le risque sismique dans le Puy-de-Dôme est classé « faible » à « modéré », et plus spécifiquement  « faible » (zone 2) sur le territoire de Saint-Pierre-Roche. 

 

Les seuils de vigilance et d’arrêt des opérations seront définis en accord avec la DREAL avec l’avis du Réseau National de Surveillance Sismique de manière à éviter les impacts en surface 

 

Une étude va être menée par l’INERIS, un organisme public indépendant pour analyser en détail le lien entre la magnitude d’un séisme, le ressenti en surface et les spécificités géologiques locales. L’objectif de l’étude est de définir des seuils de magnitude de vigilance ou d’alerte pour ne pas atteindre des séismes ressentis. Ces seuils seront inscrits dans l’arrêté préfectoral d’autorisation de forage.  

LIEN VERS LA VIDEO SISMICITE

 

Assurances

 

Quelle est la compagnie d'assurance du projet ?

Le processus de sélection de la compagnie d’assurances Responsabilité Civile sera lancé en avril 2021. 

Le nom de cette compagnie sera communiqué sur le site internet du projet  www.GEOPULSE.fr  dans l’onglet « foire aux questions ».

Quelles sont les garanties et recours des riverains en cas de sismicité induite ? Qui couvre les dommages ?

La probabilité de générer des dommages en cas de sismicité induite est très faible. 

 

GEOPULSE disposera d’une assurance Responsabilité Civile. Une attestation d’assurance pourra être communiquée. GEOPULSE bénéficiera du programme d’assurances de Storengy et plus largement du groupe ENGIE. 

 
GEOPULSE prendra en charge les éventuels dommages causés à des tiers générés par l’activité de la société et gérera la relation avec son assureur. 

Comment seront prises en compte les éventuelles dégradations des voies départementales et communales utilisées ?

Si des dégradations étaient constatées, les réparations engendrées par l’activité du chantier seront prises en charge par GEOPULSE.

 

Les instances d'échange et de contrôle

 

Comment les habitants du territoire et les riverains sont informés et consultés ?

Depuis son lancement, notre projet se construit en interaction avec le territoire. Ce fut le cas en 2015, 2016 et 2017 où nos mesures géophysiques (déploiement temporaire de 69 antennes d'un 1ha de surface, installation de 10 capteurs sismiques en 2015-2016 et 300 capteurs sismiques en 2017) n'ont pu être réalisées qu’avec l’aide des agriculteurs, mairies et particuliers (que l’on remercie de nouveau pour leur aide). 

 

En outre, des réunions ont été organisées en lien avec les acteurs locaux à destination des élus et habitants pour présenter la géothermie et son développement sur le territoire ainsi que nos résultats d’exploration : Gelles (2017), St Pierre le Chastel (2017, 2018) et St Pierre Roche (2018). 

 
D’autres présentations aux acteurs du territoire ont également été menées notamment : Laboratoire Magmas et Volcans (2018, 2019), PNR des Volcans d’Auvergne (2018, 2019), SAGE Sioule (2018), Communauté de Communes Dômes Sancy Artense (2018), l’ANCT (Agence nationale de cohésion des territoires) - Commissariat du Massif Central (2019), Conseil Régional (2019), etc. 

 

Les 51 communes concernées par le Permis Exclusif de Recherche ont été informées du projet par courrier en juin 2020.  

 

D'autres rencontres avec les habitants ont été organisées récemment : 2 réunions à Saint-Pierre-Roche le 13 février 2021 et 2 autres à Olby et Gelles le 13 mars 2021. 

 

La phase d’enquête publique, menée par un commissaire enquêteur, a démarré le 22 février et a pour objectif d’informer le public sur le projet et de recueillir les questions. 

Quelles sont les instances d'experts indépendants chargées de vérifier et contrôler les travaux menés dans le cadre du projet Geopulse ?

Des experts de l’état (DREAL), par nature indépendants, sont chargés de contrôler le programme de travaux et les travaux prévus. La DREAL, mandatée par la préfecture sur les projets de géothermie, a le rôle de la « police des mines » ; elle diligente des inspections spécifiques durant les travaux pour contrôler l’application des consignes préfectorales pour les travaux de forages (suite à l’autorisation de travaux, objet de la demande d’autorisation de forage). Ce rôle de « Police des mines » se poursuit pendant toute la durée de l’exploitation, elle est chargée de l’application des consignes qui figureront dans l’arrêté lié à l’exploitation du gîte géothermique (demande de concession).

La DREAL peut faire appel à d’autres experts comme l’INERIS ou le BRGM, par exemple. 

Storengy a l’habitude de travailler dans le respect de ce cadre réglementaire depuis de nombreuses années. Ce cadre est en effet le même que celui mis en œuvre pour le contrôle et le suivi des travaux et l’exploitation des sites de stockages souterrains de gaz naturel français. Storengy, avec ses 70 ans d’expérience dans ce domaine, n’est pas un nouvel exploitant du sous-sol.